Les administrateur·ices du Résam appellent à une mobilisation des associations pour une société plus juste, plus démocratique et inclusive.
L’avenir des associations est une question démocratique !
Le Résam vous invite à en discuter le lundi 23 novembre de 18h à 20h au 2d voie d’accès au port.
Il y a un an, 300 représentants d’associations défilaient à Morlaix dans le cadre de la mobilisation nationale "ça ne tient plus"
Un an après, la situation n’a pas changé.
Nous constatons la dégradation des conditions dans lesquelles les associations exercent leurs missions : subventions en baisse ou gelées cumulé à l’effet ciseau de l’inflation, financements de plus en plus précaires et fléchés sur des appels à projets, charge administrative croissante, emplois sous-rémunérés, épuisement des équipes salariées et bénévoles.
Les choix budgétaires du gouvernement, qui réduisent les moyens des services publics et des politiques sociales, éducatives et culturelles, aggravent la situation.
Les associations ne peuvent pas indéfiniment compenser l’affaiblissement des services publics et le recul de leurs financements sans que la qualité de son action et de ses emplois n’en soient durablement atteinte comme l’atteste l’enquête sur la santé financière des associations d’octobre 2026
De nombreuses associations du territoire de Morlaix accumulent les déficits années après années, réduisant leur trésorerie à néant. Notre territoire a vu la diminution de l’activité du CIDFF. La Mission Locale, les centres sociaux sont en grandes difficultés.
L’annonce de la fermeture de l’AFPA doit nous alerter : quel avenir pour la jeunesse sur le territoire ?
Soutien aux salarié·es
Les revendications du 5 novembre (salaires, pensions et minima sociaux, services publics, justice fiscale) rejoignent celles des acteurs associatifs. Leurs salarié·es subissent comme les autres la hausse du coût de la vie, et leurs publics sont les premiers touchés par le recul des services publics.
Attaques aux libertés associatives
Par ailleurs, les injonctions à la neutralité des associations se multiplient remettant en cause leur liberté d’action, et leur pluralité.
La reconnaissance ne suffit donc plus. Elle doit désormais se traduire en garanties concrètes.
Parce que nous avons le pouvoir de soutenir les associations et la responsabilité de les protéger.
Une démocratie vivante a besoin d’une société civile libre, pluraliste et indépendante.
Nos demandes :
- des financements publics pérennes et suffisants pour les associations, avec davantage de conventions pluriannuelles et moins d’appels à projets précaires ;
- la reconnaissance et la revalorisation des emplois associatifs, par des moyens permettant une rémunération juste des salarié·es ;
- le maintien et le renforcement des services publics et des politiques sociales, éducatives et culturelles, avec lesquels les associations travaillent au quotidien ;
- le respect des libertés associatives et du droit de manifester ;
- l’ouverture d’un véritable dialogue entre les pouvoirs publics et les associations, en tant que corps intermédiaires.
L’avenir des associations est une question démocratique !
Le Résam invite toutes les personnes intéressées à en discuter le lundi 23 novembre de 18h à 20h au 2d voie d’accès au port